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lundi, 31 juillet 2006

La vie est dure aux étourdis

Il y a quelques jours, nouvel épisode de la série "On m'a bercée trop près du mur."

Après plusieurs jours de régime Spécial K / beignets / sandwichs au fromage, je me décide à manger des légumes. Fidèle à ma grande tradition culinaire, j'opte pour une salade à cinq ingrédients : tomates, maïs, pousses de soja, huile d'olive, sel. Je mets les trois premiers dans un saladier, et je vais me poster sur mon bureau, face à l'ordinateur, avec la bouteille d'huile et le sel. Je verse délicatement l'huile, jusqu'ici tout va bien. Je verse le sel, et là, c'est le drame.

J'avais oublié le ventilateur braqué sur moi, à puissance maximale. 

samedi, 29 juillet 2006

La coïncidence

Avant-propos : ce billet est dédicacé à Si par hasard.

Ce soir, un peu après 21h, je suis en train de rentrer de chez mon amie Dorine, qui a perdu son chat, mais ça n'a rien à voir avec ce que je vais raconter. J'ai le nez dans un livre (Inspecteur Saito, de J. Van de Wetering), quand une jeune femme me demande avec un accent africain si je peux l'aider à porter ses sacs. Je relève la tête, elle doit avoir une trentaine d'année, elle est un peu ronde, noire, souriante. Je dis "bien sûr", et on commence à marcher, chacune d'un côté de son gros sac de voyage.

Elle m'explique qu'elle doit prendre un bus aux Halles - à allure normale, à pied, c'est à environ un quart d'heure de l'endroit où nous sommes. Chargée comme elle est, elle ne peut pas faire trois pas, on vient de la déposer. Elle ignorait qu'à cause de la Grande Braderie d'aujourd'hui, les trams ne circulaient pas.

Pas de problème, j'ai le temps. On marche donc toutes les deux, en changeant parfois de côté, pour reposer alternativement nos mains et nos épaules fatiguées. Je lui pose des questions, elle y répond. J'apprends qu'elle vient du Cameroun, qu'elle est en France depuis deux mois, qu'elle vivait chez une amie qui part en vacances, et qu'elle doit aller chez une autre, qu'elle a un mari et des enfants.

On arrive à l'arrêt de bus, on pose enfin le gros sac. Avant de lui dire au revoir, je lui demande son nom. "Blanche."

"Vous vous appelez Blanche ?" J'écarquille les yeux, elle doit penser que je suis étonnée parce qu'elle s'appelle Blanche alors qu'elle est noire."Je m'appelle Blanche aussi !" A son tour d'être étonnée : "Vous êtes la première que je rencontre en France." "Vous êtes la première que je rencontre, c'est très rare ici !" Elle m'explique qu'elle ne m'a pas dit son nom tout de suite, parce que les policiers français pensent qu'elle se moque d'eux quand elle leur dit.

"Je comprends pourquoi vous êtes gentille, alors" me dit-elle en rigolant. On a fini par échanger nos numéros, en se promettant de se donner des nouvelles. Je ne sais pas si on le fera, mais ça me ferait plaisir.

vendredi, 28 juillet 2006

La procrastination

Ou l'art de remettre au lendemain ce qu'on aurait dû faire la veille. 

Un très beau blog sur la question, conseillé par mon paternel, qui s'y connaît en beaux blogs.

A noter aussi, prochainement, un dossier consacré à la procrastination, sur cet autre beau blog.

jeudi, 27 juillet 2006

La migraine

J'peux pas bloguer, j'ai la migraine.

lundi, 24 juillet 2006

Lâcheuse du Val, Lazuli de Feugères, Laika de la Frette, La Grinche...

Et aussi Kiwi de Suhardière, Oyonnax, Sol Invictus, Cyclothymique, Or de Cénoman, Dear Mother, Notre Audace, Veillée Charmeuse, Forfaiture, Oraison du Rib, Proverbe Indien, Et toujours belle, Oublie Moi, Pin Up de la Loge, Outlook Express, Topaze d'Ombrée, Gazoullis, Pas de Blabla, Milord Monochrome, Herboriste, Je Trace, Numide, Moi aussi, Fabuleux Concept...

 Je me mettrais presque au Pari Mutuel Urbain, juste pour les noms.

dimanche, 23 juillet 2006

La liste de mes souvenirs qui commencent par "Pendant des années..."

  • Je m'habillais en gris des pieds à la tête.
  • Je portais un bracelet en tissu, qui est passé de bleu à gris élimé, parce qu'il était censé, en tombant de lui-même, exaucer les voeux que j'avais fait en le nouant ; quand il s'est détaché, j'avais oublié mes voeux.
  • Mon frère faisait fondre du fromage sur tous les plats, et je sortais de la cuisine pour finir mon yaourt au chocolat.
  • Je mangeais en douce la mie du pain, en laissant la croûte, et mes parents râlaient.
  • J'étais fascinée par le papier peint de la chambre où je dormais chez mes grands-parents, et j'adorais me cacher dans le trou du canapé convertible quand il était transformé en lit et que je me barricadais avec les coussins.
  • Je collectionnais les prospectus Yves Rocher, puis mes tickets de bus, avec la volonté de faire la collection la plus dénuée d'intérêt possible.
  • Je portais la raie sur le côté, les cheveux rabattus sur l'oeil droit.
  • Quand j'entendais à la radio une publicité pour les veaux "élevés sous la mère", je me les imaginais vaguement dans une sorte de lumière bleutée de documentaire sur les fonds sous-marins.
  • Je buvais du lait plutôt que de l'eau.
  • Je me maquillais - mal - avec un crayon gras noir qui coulait tout au long de la journée pour m'arriver à mi-joue à la fin des cours.
  • J'aimais quand, pendant les voyages en voiture en famille vers Paris, mes parents me réveillaient pour "les décorations" de l'A4, parce que j'aimais leurs couleurs et que ça voulait dire qu'on avait fait plus de la moitié du trajet.
  • J'habitais dans mon école, et quand j'ai eu ma mère comme institutrice, elle m'envoyait parfois chercher "la chemise bleue, sur mon bureau, à droite" qu'elle avait oubliée ; j'aimais beaucoup ça.
  • J'allais acheter des bonbons sous les arcades de la Place Saint-Louis.
  • Je suivais les Feux de l'Amour (à midi sur RTBF1 ou à 14h sur TF1, mais TF1 avait au moins dix épisodes de retard).
  • J'attendais avec impatience le mois de mai, parce que j'aimais les manèges "qui secouent" de la Foire de Mai.
  • J'étais de loin la plus grande des enfants de mon âge.

jeudi, 20 juillet 2006

La mesquinerie

Non, je ne vais pas t'annoncer que la fille que tu comptes épouser a l'intention de te quitter parce que tu es un "looser", même si tu t'es comporté en ton temps comme un véritable goujat avec moi. Ce ne sont pas mes affaires, et je suis bien au-dessus de tout ça.

Je vais plutôt t'écouter parler de tes projets de mariage avec l'air de me réjouir pour toi, et savourer en silence la supériorité de celle qui sait...

Et peut-être même me payer le luxe de compatir un peu à ce qui t'attend.

La demande inattendue

(0:18) [slinkymif] can you record onto your computer/
[Blanche] record what ?
(0:19) [slinkymif] i'm getting people to say where the space hangs
(0:19) [slinkymif] in different languages

[Blanche] i don't understand
(0:19) [slinkymif] so you could do japanese and french
[Blanche] where the space hangs ?
(0:19) [slinkymif] and any others you know
[Blanche] what does that mean ?
(0:20) [slinkymif] it's the name of something we are doing in november
(0:20) [slinkymif] and i use the voices with the music
(0:20) [slinkymif] it can mean anything

[Blanche] hmhmhm i really don't understand what you'd like me to say
(0:21) [slinkymif] where the space hangs
(0:21) [slinkymif] but translated into japanese and french
(0:21) [slinkymif] and also in english

[Blanche] but what does that sentence mean ?
(0:22) [slinkymif] nothing really
(0:22) [slinkymif] it's just lyrics from asn old song
(0:22) [slinkymif] everyone always asks me that when i ask them to do it

[Blanche] mhmhmh
(0:23) [slinkymif] i understand if you don't want to
[Blanche] but "to hang" can mean a lot of things in french
(0:23) [slinkymif] we have only just met
[Blanche] well, no, that's fun
(0:23) [slinkymif] you could say to hang, like a painting
[Blanche] ok
(0:23) [slinkymif] or to hang, like to wait
[Blanche] well...... i'm searching for a good translation that could mean several things in french, too
(0:25) [slinkymif] thankyou

Et voilà, j'ai passé une heure et demi à rechercher le mode d'emploi de mon baladeur mp3 pour pouvoir enregistrer ma voix avec mon micro tout pourri, à chercher des traductions potables, puis à m'enregistrer en anglais (where the space hangs), français (où l'espace est suspendu), espagnol (donde el espacio esta suspendido) et japonais (宇宙が吊るされる所 - uchuu ga tsurusareru tokoro - mais là franchement je suis pas sûre de ma traduction), et enfin à transférer tout ça sur mon ordi, puis à l'envoyer à ce garçon que je ne connais pas, pour ce projet qu'il monte avec son groupe et dont je ne sais rien. Tout ça parce que je remercie les gens qui me laissent télécharger plein de morceaux chez eux (oui je sais), et qu'on engage parfois la conversation.

J'aime internet pour ça. 

lundi, 17 juillet 2006

Laser

Demain, rebelote.

Ouille. 

samedi, 15 juillet 2006

La foire

Hier j'ai pêché huit canards en plastique pour gagner un pistolet à eau.

A double jet directionnel. 

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